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Et si le problème n’était pas vous…mais ce que vous nourrissez ?

Avez-vous déjà vécu ça ?

Vous lancez un projet. Et cette fois, vous le sentez : c’est le bon.

Vous êtes à fond. Clarté. Vision. Énergie haute.

Vous vous levez avec ça en tête. Vous vous couchez avec ça en tête.

Vous travaillez comme un fou. Des centaines d’heures. De l’argent parfois. Beaucoup d’intensité.

Vous avancez vite. Les choses prennent forme. Vous sentez que ça peut marcher.

Et puis…

Sans prévenir.

Pouf.

Plus rien.

Comme si quelqu’un avait débranché la prise. Comme si l’intérieur s’était vidé.

Quelques jours passent. Parfois des semaines. Silence. Doute. Inertie.

Puis vous repartez.

Même projet, mais avec un nouvel angle. Ou nouveau projet, nouvelle promesse, nouvelle stratégie.

Et au début, l’énergie revient. Forte. Dense. Vivante. Presque euphorique.

Puis à nouveau… l’arrêt.

Le même scénario. Toujours le même point de rupture. Toujours au moment où ça pourrait vraiment décoller.

Et peut‑être que cela dure depuis des années. Peut‑être même depuis des décennies.

Si vous lisez ces lignes, il y a de grandes chances que vous connaissiez ce yoyo.

Et vous avez peut-être fini par croire que le problème, c’était vous ?


1. Ce que vous croyez être le problème

Une première explication est mentale.

Et le mental adore expliquer.

Peur d’échouer. Auto‑sabotage. Manque de discipline.

On peut multiplier les hypothèses. Chercher du côté de l’enfance. D’une répétition familiale. La peur de réussir davantage que son père. Une loyauté invisible à un ancêtre qui a échoué. Un échec important dans la lignée qui laisserait une trace.

Il est facile de construire des scénarios. De faire des suppositions.

Parfois, c’est juste. Parfois non.

Dans cette séance, après avoir posé clairement ce schéma répétitif, nous avons observé le mouvement.

Et il n’y avait pas de moment spectaculaire. Pas d’événement précis. Pas de rupture visible.

Simplement un glissement.

J’ai senti que le projet n’était plus alimenté.

L’énergie ne quittait pas la personne.

Elle quittait le projet.

Elle se déplaçait ailleurs. Elle se perd dans l’action, dans le faire, dans le concret.

Ce qui s’est montré ici était différent. Parce que ce n’était pas un blocage. Ni une peur soudaine.

C’était un déplacement énergétique progressif. Subtil. Presque logique.

Ce qui m’a frappé, c’est à quel point ce mécanisme dépassait cette personne.

Il ne racontait pas une histoire unique. Il révélait une dynamique.

Une dynamique que beaucoup peuvent reconnaître dans leur propre fonctionnement.


2. Le glissement invisible

Au départ, vous animez le projet. Vous l’habitez. Vous l’incarnez.

Votre énergie le nourrit.

Il est vivant. Il vous ressemble. Il porte votre élan.

Et il vous le rend.

Plus vous l’alimentez, plus il vous nourrit en retour. Il vous donne de la clarté. De l’enthousiasme. Du sens.

C’est un échange. Une boucle vivante. Vous le faites grandir. Et il vous fait grandir.

Puis, progressivement, quelque chose glisse.

Dans cette énergie de croissance. Dans cette forme d’euphorie. Dans le plaisir de voir que ça avance. Dans l’enthousiasme de construire.

Sans bruit. Sans décision consciente. Petit à petit, quelque chose change.

Vous commencez à optimiser. À regarder les chiffres. La portée. La visibilité. Les réactions.

Vous utilisez un outil pour développer votre projet. Un réseau social. Une plateforme. Un système. Vous apprenez des techniques. Vous vous formez. Vous appliquez des méthodes.

Et c’est là que le basculement se produit.

Au départ, vous agissiez depuis votre élan. Désormais, vous agissez en fonction de la réponse extérieure.

Vous ne nourrissez plus le projet.

Vous nourrissez l’outil.

L’énergie qui devait faire grandir votre projet est investie ailleurs. Dans la machine. Dans l’algorithme. Dans le système. Dans le projet de quelqu’un d’autre.

La plateforme progresse. Mais votre projet, lui, n’est plus alimenté.

Un outil peut capter toute votre énergie… sans jamais vous nourrir en retour. Car ce n’est pas votre projet.

Il n’y a plus de retour.

C’est souvent à ce moment‑là que quelque chose se casse.

Un voyage. Des vacances. Un changement de rythme. Une formation. Un nouvel environnement. La routine se fissure.

Et cette fissure devient l’occasion idéale. L’occasion pour que l’énergie lâche complètement.

Non pas parce que vous vous reposez. Mais parce que le lien était déjà fragilisé.

Quand le rythme ralentit, quand le travail s’interrompt, quand le cadre quotidien se relâche, l’absence de retour devient évidente.

Alors l’énergie s’épuise. Pas brutalement. Progressivement.

La fougue baisse. L’élan se fragilise. La joie disparaît.

Et un jour… ça coupe.

Pas par sabotage. Par cohérence.

Si votre énergie ne nourrit plus votre projet, le projet ne vous nourrit plus en retour.

Il n’y a plus d’échange. Plus de boucle vivante.

Vous donnez. Mais rien ne revient.

Et c’est là que la fatigue s’installe. L’épuisement. La perte d’élan.

Alors permettez‑moi de vous poser une question.

Êtes‑vous encore au service de votre projet ?

Ou êtes‑vous, sans vous en rendre compte, au service de quelque chose d’autre ? D’un outil ? D’un système ?

Où en êtes‑vous aujourd’hui ?


3. La vraie question : quel est votre projet ?

Et ici surgit la vraie question.

Finalement… quel est votre projet ?

Et c’est souvent là que tout se complique.

Pour certains, quand on pose la question, il n’y a… rien. Un vide. Une absence de réponse.

Pour d’autres, le projet doit être immense. Extraordinaire. Une mission de vie spectaculaire. Changer le monde. Créer quelque chose de gigantesque.

D’autres encore cherchent la bonne formulation. Le bon concept. L’idée parfaite. Comme si le projet devait être spécial pour être légitime.

Alors on hésite. On doute. On intellectualise.

Je vous propose un regard plus simple. Plus exigeant aussi.

Et si le projet, c’était vous ?

Pas votre image. Pas votre discours. Pas ce que vous affichez.

Vous.

Votre note. Votre tonalité. Votre couleur. Votre rayon.

Ce rayon qui vous est propre. Pas celui que vous affichez. Pas celui que vous travaillez.

Celui qui émane de vous quand vous êtes aligné. Quand vous ne jouez pas un rôle. Quand vous ne cherchez pas à correspondre.

Je ne parle pas de votre personnage. Pas de l’image que vous avez construite. Pas de votre posture sociale ou professionnelle.

Je parle de votre singularité intérieure. De ce qui est profondément vous. Votre manière unique de sentir. De penser. D’aimer. De créer.

Ce noyau vivant qui ne s’invente pas. Qui ne se copie pas. Qui ne se markete pas.

Votre présence. Votre vibration. Votre manière d’habiter le monde.

Et cette note n’est pas isolée. Elle s’inscrit dans un ensemble.

Comme une couleur dans une fresque. Comme un rayon dans une lumière plus vaste.

L’humanité est comme un soleil. Un ensemble de rayons.

Si vous vous éteignez, il manque une nuance à la lumière.

Votre projet n’est donc pas seulement personnel. Il participe à une harmonie plus large.

Votre note compte. Votre couleur a sa place. Votre rayon participe à la lumière d’ensemble.

Et l’avantage de cette perspective, c’est qu’elle n’a pas besoin d’être parfaitement définie pour être vécue.

Vous n’avez pas besoin d’une formulation brillante. Ni d’un concept clair en trois phrases.

Vous pouvez le sentir.

Vous sentez quand vous êtes dedans. Vous sentez quand ce que vous faites répond à votre note. Et vous sentez aussi quand vous vous en éloignez.

Bien sûr, plus vous vous connaissez, plus vous avez déjà exploré vos contours, plus cela devient précis et facile.

Mais même sans définition parfaite, le corps, l’élan, l’énergie savent.

Alors tout change.

Vous pouvez faire de la communication. Construire un mur. Nettoyer des poubelles.

L’action en elle‑même n’a plus d’importance.

La seule question devient :

Est‑ce que ce que je fais, exprime réellement qui je suis ?

Il existe une différence majeure entre dire qui je suis… et l’exprimer.

Dire reste souvent mental. Dans la tête. Dans le haut du corps.

C’est une énergie qui sort par le haut. Qui reste conceptuelle. Qui explique.

Exprimer est un mouvement intérieur. Quelque chose qui part du cœur. Qui descend. Qui s’incarne. Qui traverse le ventre.

Là, l’énergie ne s’échappe pas vers le haut. Elle descend. Elle prend appui. Puis elle s’érige. Elle se construit.

Et elle ressort dans les gestes, les paroles, les choix.

Extérieurement, l’action peut être identique. Intérieurement, tout est différent.

Quand l’action part de cet endroit, l’énergie circule. Quand elle part du mental ou de la performance, elle devient mécanique.

Et le mécanique finit toujours par épuiser.

4. Des exemples concrets

Prenons un exemple très concret.

Ce texte que vous lisez.

Je peux l’écrire pour exprimer mon rayon. Partager ce que je vis. Ce que je vois. Ce que je comprends du monde.

Ou je peux l’écrire pour qu’il devienne viral. Optimiser chaque phrase pour générer des likes. Storyteller pour capter l’attention. Chercher la reconnaissance. La conversion. De nouveaux clients.

Extérieurement, le texte peut être identique. Intérieurement, la destination de l’énergie est différente.

Dans un cas, je nourris mon projet. Dans l’autre, je nourris un système. La plateforme. La visibilité. La performance.

Écrire n’est pas le problème. La question est : qu’est‑ce qui m’anime ? Et qui suis‑je en train de nourrir ?

Ce mécanisme existe aussi dans des métiers très concrets. Si je construis des maisons, mon rayon peut être de créer des foyers. Si je perds ce centre pour devenir plus efficace, plus rentable, plus performant, je peux continuer à construire exactement les mêmes maisons.

Mais je ne nourris plus la même chose. Je ne nourris plus mon projet. Je nourris la réussite. La performance. La rentabilité.

Je peux même acheter un outil extrêmement performant. Une machine plus précise. Plus rapide. Plus efficace.

Je peux l’acheter pour continuer à construire des foyers. Pour servir mon rayon. Pour amplifier mon projet.

Ou je peux acheter exactement le même outil pour produire davantage. Pour optimiser. Pour performer. Pour nourrir la rentabilité.

L’outil n’est pas le problème. La question reste la même : qu’est‑ce qu’il vient servir ?


5. Ce que cela signifie vraiment

Votre énergie ne disparaît pas.

Elle change de bénéficiaire.

L’énergie ne disparaît jamais. Elle sert toujours quelque chose.

La vraie question n’est peut‑être pas :

« Pourquoi est‑ce que je perds l’élan ? »

Mais plutôt :

« Qui suis‑je en train de nourrir ? »


6. Passer à l’action

Si vous vous reconnaissez dans ce cycle, il ne s’agit peut‑être plus seulement de comprendre.

Il s’agit de décider.

Décider de regarder honnêtement où votre énergie s’est déplacée. Décider de remettre votre projet — vous — au centre.

Les constellations systémiques et familiales permettent précisément cela : rendre visible ce qui agit en arrière‑plan. Mettre en lumière le déplacement. Et réaligner concrètement votre énergie.

Ce travail n’est pas théorique. Il est vécu. Il est expérientiel. Et il transforme la manière dont vous entreprenez, communiquez, créez.

Si vous sentez que ce texte parle de vous, si vous savez que vous tournez en rond depuis trop longtemps, alors il est peut‑être temps d’aller plus loin.

Je vous propose d’en parler.

Un échange. Une première exploration. Pour voir si ce travail est juste pour vous.

Parce qu’un projet aligné ne demande pas d’effort pour exister. Il demande du courage pour être assumé.

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